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Oedipe roi


Version originale sous-titrée, classique

Titre original Oedipo rex
Réalisateur Pier Paolo Pasolini
Acteurs Silvana Mangano, Alida Valli, Franco Citti, Ninetto Davoli
Durée 1 h 50
Origine Italie
Langue italien, roumain
Année 1967
Distributeur UNZERO Films

Le film se structure autour de trois parties : la première, ancrée dans l’Italie des années 1920, est indéniablement autobiographique et freudienne. On y assiste à la naissance d’un enfant aussi choyé par sa mère – inoubliable Silvana Mangano – qu’il est détesté par son père, un officier italien. Pasolini transpose là sa propre histoire qui aboutira, comme on le sait, à une rupture définitive avec son géniteur, en 1950. La deuxième partie suit le destin de l’enfant aux « pieds enflés », promis à une mort terrible dans le désert, recueilli par Polybe, roi de Corinthe et son épouse Mérope.

Devenu un jeune adulte fort et vigoureux, Œdipe, incarné par l’acteur fétiche de Pasolini, Franco Citti, fuit la ville qui l’a vu grandir, après que l’oracle de Delphes lui a annoncé qu’il tuerait son père et épouserait sa mère.

La bande-annonce est en VO sous-titrée anglais mais le film sera bien entendu sous-titré en français

Ici, le parti-pris de Pasolini n’est pas de restituer avec réalisme ce que fut l’Antiquité grecque : les décors choisis pour le tournage sont ceux du désert marocain, les protagonistes ne portent pas des vêtements qui les ancrent dans une culture et une époque précises.

La suite du film reste fidèle au double sens du mythe, qui se déploie comme une enquête policière et un long chemin de croix expiatoire. Au bras de son fidèle, Angelo, Œdipe, devenu aveugle, traverse le miroir du temps pour parvenir jusqu’au Bologne des années 1960, nanti de la flûte de Tirésias. Cette dernière partie évoque implicitement la place de l’artiste dans la cité, interroge aussi son rapport au monde. Il n’est pas surprenant que, sensible à la condition ouvrière, le réalisateur italien s’attarde sur une sortie d’usine. Il n’est pas étonnant, non plus, que le personnage condamné à jouer de la musique en solitaire soit ostensiblement ignoré par des flâneurs bourgeois. Mais au-delà de ces lectures symboliques, qui empruntent à une lecture politique du mythe, le film s’avère tout simplement une formidable réussite esthétique.


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